
Bois, feutre, 120 x 90 cm.
Wood, felt, 120 x 90 cm.

"Le planning a été dessiné à la main, alors il y a des imperfections, le trait attrape le regard, il attire l’œil. On ne regarde pas ce planning comme celui que l’on consulte tous les jours, non, celui-là il nous arrête, il nous capte, vous voyez…Il nous capte parce qu’il est dessiné et ça ne marche pas, la vision s’agrippe parce qu’il y a un problème, un décalage.
Les points en feutrine placés dessus évoquent des rendez-vous, mais ils ne sont pas mis en rapport avec les jours ou les heures, quand on regarde, on voit qu’ils sont placés sur les nœuds du bois, ils se réfèrent à un temps naturel, au hasard. C’est un coup de dés. Ce que nous montre ce planning, c’est le temps de sa propre création, le temps de le dessiner, de placer les points en feutrine. Tous les gestes sont contenus dans l’objet."
Extrait d'entretien, in "Sept à Sept ", Editions Jannink,
Paris, 2005
"The planning was drawn by hand, so of course there are defects, the line draws the attention and attracts the eye. You don’t look at this planning as you would with your diary; on the contrary, this one makes us stop and tries to catch us. You see, it catches us because it is drawn and it doesn’t work, the vision is gripping on it because there is a problem, a discrepancy. The felt points evoke meetings, but they don’t coincide with the days or hours, and when you look at them, you can see they are put on the wood nods. They refer to natural time, to chance. It’s a throw of a dice. This planning show the time of its own creation, the time to draw it, to put the felt points on it. All the movements are embedded in the object."
From an interview, in « Sept à Sept », Editions Jannink, Paris, 2005.
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